Le futur de la publicité: « Coût Par Regard »

A l’ère des nouvelles technologies, la publicité va plus rapidement changer dans les 20 prochaines années que durant les 50 dernières ! Si vous avez besoin de preuves, jetez un œil au nouveau brevet accordé à Google pour un système d’annonces basé sur ses nouvelles lunettes. La marque avait en effet déposé un brevet en 2011 qui a été accepté par l’UPSTO, l’organisme de réglementation des brevets et des marques aux États-Unis. Le but est d’analyser les mouvements oculaires et la dilatation des pupilles pour vous proposer des publicités de plus en plus ciblées grâce à un algorithme.

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Première tarification : le « Coût par Regard »

Le plus grand moteur de recherche a déjà quelques pistes concernant la tarification de ces publicités en ligne. Il y aura d’abord un « Coût Par Regard » (« Price-Per-Gaze » en anglais). Le contenu sera facturé aux annonceurs pour le nombre de fois où quelqu’un aura regardé leur annonce. Le concept est basé sur un dispositif de suivi du regard qui communique avec un serveur.

Le plus grand moteur de recherche au monde vient donc d’avoir l’autorisation d’étudier la forme de publicité la plus accrocheuse possible : des annonces qui clignotent littéralement devant nos yeux. Google est payé quand il peut s’assurer que vos pupilles ont effectivement été dans la direction de la publicité et durant un temps défini.  Avec ce nouveau système, la multinationale se positionne une nouvelle fois parmi les plus gros influenceurs de la communauté technologique.

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Deuxième tarification : le « Coût Par Émotion »

La deuxième phase, telle que décrite dans le brevet, sera le « Coût Par Émotion ». Si l’annonce réussi à dilater vos pupilles, par exemple, l’image d’une délicieuse tranche de pizza, l’annonceur paiera sa publicité plus chère. En fonction de notre réaction à la première phase (Coût Par Regard), les annonceurs seront plus ou moins prêts à payer pour ce mécanisme. Une extension de ce mécanisme pourrait être de commencer à voir apparaître des menus pop-up sur la fenêtre d’un restaurant. Le restaurant paiera si nos yeux s’attardent sur un élément du menu donné.

La dilatation de la pupille peut être corrélée à des états émotionnels. Par exemple, la surprise, l’intérêt, le dégoût etc. Le champ des possibilités semble donc infini et nous pouvons nous demander où s’arrêtera cette quête d’attention du consommateur.

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Essayons de deviner la troisième phase

Nous semblons entrer dans une ère où la science-fiction devient réalité (augmentée) et où la publicité est flashée directement sur notre globe oculaire un peu à la « Minority Report », le tout pour le plus grand bonheur des annonceurs.

Extrapolons un peu le tout et réfléchissons aux évolutions dignent des plus grands films de science-fiction. Si le système de publicité des Google Glass est bien pensé et que le succès est au rendez-vous, s’il surmonte doucement les premières appréhensions des internautes, quelles sont les prochaines inventions?

Eh bien, nous avons déjà des prototypes capables de lire et de traduire nos ondes cérébrales. Croyez-le ou pas, la technologie actuelle permet déjà d’analyser nos pensées. A tel point que certains appareils peuvent deviner le numéro ou la lettre à laquelle vous pensez à un instant précis. Cela a déjà été prouvé suite à des expériences qui ont eu lieu au début des années 2000 !

Après tout, ces appareils sont simplement des lecteurs de l’activité électromagnétique. Une prochaine version des Google Glass pourra très bien proposer une monture qui viendrait se presser à nos tempes pour analyser notre réaction à différents stimulis.

Pensez-y : Si vous aviez vraiment faim, si vous vouliez une pizza et que vous pouviez la commander automatiquement, simplement en la regardant et en pensant à votre numéro de carte de crédit, le feriez-vous? Est-ce que vous préférez aller faire vos courses et les porter jusqu’à chez vous ou tout simplement regarder des écrans pour vous faire livrer dans la soirée les articles que vos yeux auront « scannés »? Est-ce que les centres commerciaux de l’avenir vont ressembler à des galeries d’art?

Il y a-t-il une ligne technologique au-delà de laquelle la publicité ne va pas / ne doit pas aller?

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